Le chapitre entier présente une
interprétation chrétienne de la condition humaine réelle sous la Loi, qu’elle
soit vécue consciemment ou non. Comme
pharisien, Paul était tout à fait satisfait de son obéissance à la Loi et il en
faisait un sujet d’orgueil et de fierté. Mais comme chrétien, il prend conscience qu’il
s’est servi à tort de la Loi. Ce n’est
qu’à la lumière de sa vie en Christ qu’il peut saisir sa situation sous la Loi
dans sa réalité, et ce n’est que comme chrétien qu’il peut comprendre comment
la Loi, elle-même sainte, juste et bonne, ne peut que condamner l’homme à la
mort. Romains 7 présente donc le portrait
de l’existence sous la Loi à partir d’un point de vue chrétien. La volonté de Dieu fait par conséquent le
bonheur de l’homme qui brûle d’accomplir le commandement suprême de la Loi –
aimer Dieu et son prochain. En considérant
rétrospectivement sa vie juive sous la Loi, Paul prend conscience,
contrairement à ses conviction d’autrefois, de ne pas avoir accompli la Loi. À cause du péché encore présent en sa chair,
il ne pouvait accomplir la justice requise par Dieu, le bien exigé ne
consistant pas seulement en une obéissance externe et formelle : Dieu
voulait une justice véritable, dont l’homme est incapable – si incapable en fait
que sa volonté semble entièrement dominée par le péché régnant dans sa vie
(versets 17 et 20). Seul Jésus-Christ
peut affranchir l’homme de cet esclavage du péché et de la mort.
Source : Ladd, George Eldon. Théologie
du Nouveau Testament. Traduit et
édité par S. Rat et M. Schneider.
Charols, France : Excelsis, 2010,
chapitre trente-six. La loi, page
524.
