Saturday, January 4, 2014

La Loi, elle-même sainte, juste et bonne, ne peut que condamner l’homme à la mort




Le chapitre entier présente une interprétation chrétienne de la condition humaine réelle sous la Loi, qu’elle soit vécue consciemment ou non.  Comme pharisien, Paul était tout à fait satisfait de son obéissance à la Loi et il en faisait un sujet d’orgueil et de fierté.   Mais comme chrétien, il prend conscience qu’il s’est servi à tort de la Loi.  Ce n’est qu’à la lumière de sa vie en Christ qu’il peut saisir sa situation sous la Loi dans sa réalité, et ce n’est que comme chrétien qu’il peut comprendre comment la Loi, elle-même sainte, juste et bonne, ne peut que condamner l’homme à la mort.  Romains 7 présente donc le portrait de l’existence sous la Loi à partir d’un point de vue chrétien.  La volonté de Dieu fait par conséquent le bonheur de l’homme qui brûle d’accomplir le commandement suprême de la Loi – aimer Dieu et son prochain.  En considérant rétrospectivement sa vie juive sous la Loi, Paul prend conscience, contrairement à ses conviction d’autrefois, de ne pas avoir accompli la Loi.  À cause du péché encore présent en sa chair, il ne pouvait accomplir la justice requise par Dieu, le bien exigé ne consistant pas seulement en une obéissance externe et formelle : Dieu voulait une justice véritable, dont l’homme est incapable – si incapable en fait que sa volonté semble entièrement dominée par le péché régnant dans sa vie (versets 17 et 20).   Seul Jésus-Christ peut affranchir l’homme de cet esclavage du péché et de la mort.


Source : Ladd, George Eldon.  Théologie du Nouveau Testament.  Traduit et édité par S. Rat et M. Schneider.  Charols, France : Excelsis, 2010,  chapitre trente-six.  La loi, page 524.